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Presentation du Réseau Santé Mentale d’Evry (RSME)
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Naissance de la sectorisation
Lucien Bonnafé1 (1912 - 2003) est un psychiatre désaliéniste français qui a élaboré et mis en place la politique de secteur psychiatrique. http://www.serpsy.org/histoire/bonnafe1.html
Le principe fondamental du secteur est le refus de la ségrégation du malade mental. Cela implique de la part de l'équipe soignante une volonté d'intégration, de maintien ou de réintégration du patient dans son milieu familial social.
Le second principe est la continuité ses soins, la responsabilité en continu de la même équipe soignante pour toutes les phases de l'itinéraire thérapeutique.
Le territoire national est découpé en aires géographiques appelées « secteurs » ; Le secteur se définit par la mise à disposition d'une communauté géo-démographique d'un service public de protection mentale. Le secteur psychiatrique désigne à la fois la zone géographique et le dispositif de soins en pathologie mentale qui intervient à l'intérieur de ses limites.
À l'intérieur de chaque département français, des aires géographiques très précises, d'environ 67 000 habitants, ont été découpées pour délimiter des territoires appelés " secteurs psychiatriques ". Selon le quartier, l'arrondissement, la rue dans laquelle vous habitez, vous dépendez donc, le plus souvent sans le savoir, d'un secteur de santé mentale.
Au début du siècle dernier, la psychiatrie était limitée aux grands asiles, dans lesquels l'enfermement des patients était la seule réponse que la société, pour se protéger, savait apporter à la maladie mentale.
Depuis les années 50, grâce aux médicaments neuroleptiques, l'hospitalisation ne représente plus qu'un temps limité du parcours des malades mentaux.
De là naît l'idée du Secteur, Elle consiste à prendre en charge le malade dans l’aire géographique proche de son domicile et de proposer des structures intermédiaires pour assurer la continuité des soins permettant le maintien hors des murs, ce qui constitue une rupture totale avec l’asile. (Il considère la naissance officielle à 1958 mais la première circulaire est de 1972).
C'est-à-dire, d'une organisation des soins et de la prévention des maladies psychiatriques autour de lieux de consultation implantés dans la Cité, au plus proche du domicile des malades. Ce sont donc ces lieux, baptisés CMP (centres médico-psychologique), qui deviennent le pivot de la prise en charge.
Ce dispositif comporte toujours des lits d'hospitalisation qui peuvent être implantés dans ces grands hôpitaux asiles d'autrefois ; mais de plus en plus, ces asiles ont tendance à fermer pour favoriser l'ouverture de petites unités en ville ou au sein d'un hôpital général.
Les durées d'hospitalisation pour les personnes en état de crise, de dépression ou de délire sont bien plus brèves qu'autrefois, en moyenne trois semaines.
En s'implantant au cœur de la ville, les centres médico-psychologique de secteur se sont ouverts à toutes les formes de souffrance psychique. Les patients s'adressent directement au CMP ou sur les indications de leur médecin traitant, d'un enseignant ou d'une assistante sociale.
L'esprit du secteur est d'organiser un travail en réseau avec l'ensemble des structures médico-sociales et associatives implantées dans son aire géographique : hôpitaux généraux, médecins généralistes ou spécialistes, services sociaux de la mairie, centres de prise en charge de l'alcoolisme ou de la toxicomanie, maisons de retraite etc.…
Le but est de prévenir les crises de la maladie mentale et d'éviter autant que possible les hospitalisations.
La consultation peut être unique ou constituer la première étape d'une prise en charge psychothérapique. Chaque secteur peut disposer d'un certain nombre de structures en plus du CMP : hôpitaux de jour, centres de crise, appartements thérapeutiques, consultations spécialisées par exemple en toxicomanie ou en ethnopsychiatrie.
http://www.infirmiers.com/etud/cours/psy/legislationpsy.php
http://www.serpsy.org/psy_levons_voile/hopital/organisation_psy_france.html
1Biographiede Lucien Bonnafé
- 1912 : Lucien Bonnafé est né à Figeac le 15 octobre 1912. Son père est médecin et son grand père est aliéniste.
- 1930 : Il participe au groupe surréaliste de Toulouse.
- 1934 : Pour une participation à une manifestation anti-fasciste interdite il est condamné à 2 ans de prison avec sursis.
- 1939-1944 : Avec de nombreuses autres personnalités du « groupe du Gévaudan », il met au point les bases la psychothérapie institutionnelle.
- 1949 : Adhérent au Parti communiste français jusqu’à sa mort il signe contre son gré le manifeste « La psychanalyse, idéologie réactionnaire », manifeste imposé par la direction du PCF où il souligne toutefois les « bienfaits de la leçon freudienne ».
- 1954 : Il participe à la revue Vie Sociale et Traitements destinée aux formations des infirmiers en psychiatrie pour soutenir le courant désaliéniste.
- 1959 : Le groupe de Sèvres met au point les bases de la politique de secteur.
- 1961 : Par la publication des 27 opinions sur la psychothérapie, le rôle thérapeutique de l’infirmier en psychiatrie est souligné.
- 1975 : Malgré son appartenance au PCF, il dénonce l’usage répressif de la psychiatrie par l’État soviétique en pleine fête de L’Humanité.
- 1977 : Il prend sa retraite. Puis il participe à un certain nombre d’actions : en 1981 avec Jack Ralite, ministre de la Santé, il publie Psychiatrie populaire, soutien la réforme des lois de 1838 en refusant des lois spécifiques pour les malades mentaux.
- 2000 : Le Centre Lucien Bonnafé de l’Hôpital de Corbeil-Essonnes est inauguré en sa présence.
- 2003 : Il meurt le 14 mars à 90 ans.
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